A côté parce que depuis quelques jours, les choses se passent sans moi...

J'ai mis du temps à arrêter de me gratter, et quand j'ai arrêté de me gratter j'ai commencé à pleurer. Comme ça. Pour rien. J'ai compris à ce moment-là pourquoi mon médecin, d'ordinaire un peu expéditif, m'avait trouvé la veille un rendez-vous dans l'heure, m'a parlé si gentiment, si posément, m'a collé d'office une semaine de plus et a insisté pour savoir si VRAIMENT, je n'avais pas eu un choc récemment, ou un gros stress, VRAIMENT PAS ?

Depuis je laisse couler. MisterT organise, je complète un peu pour la forme. Tout le monde se relaie pour mes mômes, les trajets, la gym, les compèt's, et je suis au fond de mon canapé. C'est extraordinairement étrange de ne rien gérer.

Je ne sais pas à quel moment j'ai vraiment décroché, c'était juste la vie, juste ça.Une accumulation de petites choses, d'émotions normales (en tout cas, normales dans la vie), de plein de choses à faire. Sans doute je me suis couchée trop tard, mais je n'ai pas trouvé d'autre moment pour lire ou sortir un tout petit peu du quotidien. Sans doute j'ai pris trop facilement des médocs (pour le mal de tête, les remontées acides, la toux nocturne, le mal de dos) comme ça, sans y réfléchir, juste pour un coup de pouce. Jamais sans conséquences.

J'ai encore deux jours à passer à la maison, plus un week-end. Je ne sais pas quoi en penser. D'une minute à l'autre, j'ai envie d'y retourner tout de suite, dans la vraie vie, et puis juste après j'ai l'impression qu'il me faudra six mois. Je n'ai RIEN vu venir.

Alors juste, les copines, celles en qui je me reconnais tellement en vous lisant (message perso à Daphné, Anne, Mamanlit, Virginie, liste non exhaustive...) faites attention à vous. Prenez soin de vous. Pensez à respirer. Ne vous oubliez pas.