Bah oui, j'ai pris une saison d'avance pour ralentir un peu et retrouver de l'énergie...

Je n'avais pas trop envie de revenir en pleurnichant, même si voilà, il y a eu -il y a encore- des moments difficiles, de la colère, des choses pas chouettes à gérer, l'angoisse qui monte pour rien du tout (millepertuis mon amour), des conflits, des débordements, des agacements (pendant 3 jours j'ai demandé à mon n°2 de se couper les ongles, au 4e jour je l'ai exigé, le 5e j'ai découvert qu'il s'était coupé les ongles... de la main gauche -juste oublié la droite)...

Hier, j'ai revu à un quarantième anniversaire (fêté avec un an de retard, le héros de la fête n'était pas sûr de remarcher un jour à la même date l'année dernière, et là il était debout et je peux vous dire, sacrément droit dans ses bottes) pas mal de copains de lycée égarés, éparpillés au fil des ans, juste comme ça, parce qu'à un moment on n'a plus pris le temps, et je me suis rendu compte que les quarantièmes rugissants, ce n'est simple pour personne, mais PER-SONNE. Cela ne me rassure pas, mais je me sens moins seule.

Mais il y a surtout eu cet été ce voyage, cette aventure familiale, cette grande première pour nous qui nous entassons habituellement dans la Berling' pour redécouvrir notre Bretagne ou d'autres petits coins de France... Là, on a fait le grand saut au-dessus de l'Atlantique.

Un mois plus tard nous avons déjà oublié les petits désagréments (l'attente interminable pour quitter l'aéroport, le traversier "brisé" qui te fait faire un détour de 500 bornes...) et ne retenons que le meilleur, cette totale déconnexion qui a fait tellement de bien à chacun de nous, ces chouettes retrouvailles avec nos expatriés, la quiétude de certains paysages qui m'ont tellement... imprégnée (rhaaaa, le Fjord du Saguenay), les bestioles diverses et variées (écureuils, belugas, orignaux, marmottes, moustiques, castors, l'ours qui a attendu sagement notre passage sur la route pour traverser et celui que j'ai cru entendre un soir dans notre cabane au fond des bois -mais ce n'était que mon homme qui ronflait doucement...), ces frites à tous les repas dans chaque resto (aïe aïe aïe), et puis aussi ces crevettes frites, ces patates douces frites, ces oignons frits, ces champignons frits... Dieu merci, nous avons découvert cette indécente crème molle fourrée au beurre d'érable...

Je vous laisse avec quelques images (celles d'avant que je me casse la goule avec mon tout nouveau reflex en main, zéro photo de Montréal, damned !!!)...

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