Marcher, je l'ai fait souvent par le passé. Mais jamais je n'ai ressenti ce qu'il s'est passé ce jour, pour moi à Mulhouse, avec 25000 autres personnes. Jamais ce calme, jamais cette ferveur, cette unité, TOUS.

Après cette semaine terrifiante, après la stupeur, après les questions des enfants et le devoir absolu d'y répondre, dans la mesure de ce qu'ils peuvent entendre, il était nécessaire de se retrouver, de croire que c'est possible. Je ne lis pas Charlie, mais je suis allée marcher pour que nos enfants grandissent sans censure, pour que la démocratie ne recule pas et reste forte.

Et là, j'ai envie de vie, d'apéros, de câlins, de bougies allumées, de galipettes, de levers de soleil, de ne pas oublier, de regarder la mer, de jouer au Trivial, de voir un beau film, de ne pas oublier, d'être heureuse d'avoir cette vie-là, ici et maintenant, de ne pas oublier, de ne pas oublier...

Bien sûr, je reviendrai raconter les lumières de Noël, mes agaceries, les mots de Vanille, la mélasse, la montgolfière, les zèbres, les collègues qui me fatiguent, les feux d'artifice de l'an neuf, les envies de Canada... plus tard. Mais je n'oublierai pas.

 

2015-01-11 15

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