P1330084

 

Plus de quatre mois déjà déroulés cette année, et bien peu de temps pour le virtuel, pour les petits mots chez vous, même pour vous lire parfois... c'est que la vraie vie m'a happée... les bilans !

* Mon Café vit sa sixième sagement, plus sagement que ses cheveux, sa mèche rebelle ne cesse de s'allonger et il maîtrise parfaitement ce petit mouvement de la tête indispensable pour la remettre en arrière, dans le négligé le plus travaillé qui soit. Jusque là, tout va bien...

*Pour Caramel, c'est un peu plus sportif... Histoire de ne pas se poser de questions plus longtemps (vrais problèmes ou réelle mauvaise volonté ?), on a consulté, d'abord le podologue postural, passionnant, qui a soulagé ses douleurs aux talons et m'a appris plein de choses sur les "dys", et puis  l'orthophoniste qui a dit : pas de problème, mais un vrai sentiment d'insécurité à l'école. Il est vrai que depuis les jours douloureux de l'année dernière, l'école est en flottement, les choses ont du mal à se poser. Et mon petit gars, il n'aime rien tant qu'à être bien posé, bien ancré, voire à prendre racine tout le portrait de son père. Il lui faut apprendre à accepter que les choses changent, et tirer aussi un peu sur son petit poil dans la main.

*Vanille-sauterelle pousse à vue d'oeil (mais où est passé mon bébé ?!), dessine, saute, danse, pédale (sans les roulettes s'il-vous-plaît), dort un peu mieux qu'avant, et puis dessine et dessine encore (des dragons, des dragonnes, des licornes, des sirènes, des chats-dragons...), fait des projets avec ses amoureux, nous a dit -l'oeil mouillé et la lippe tremblante- que TOUS ses copains étaient partis à la mer pour les vacances de printemps, sauf elle ! Damned, elle souffre de la même addiction aux vacances océaniques que sa mère (qui est toujours en phase de deuil des derniers congés passés at home).

*MisterT, comment dire... quand il va bien, il va bien. Et quand la mélasse le rattrappe (de plus en plus souvent, et de plus en plus longtemps), toute la famille part en enfer, moi aux premières loges. Cinq de mes sept jours de congés ont été engloutis. Du mal à pardonner, cette fois, alors j'ai dit. Tout. Sans l'épargner. Il FAUT qu'on sorte de la mélasse. On est tellement heureux quand elle se tait... Parce que cette dernière fois, j'ai vraiment morflé.

*Et puis moi... j'ai goûté à toutes sortes d'affres ces derniers mois, aux bilans de santé (c'est étrange de découvrir d'un coup qu'on n'est pas invincible, même si les choses se stabilisent et que je suis à peu près rassurée...), aux inquiétudes périphériques déjà évoquées, et puis à ce passage de la quarantaine qui se profile ou s'entame pour mes amies et moi, avec plus ou moins de bonheur, en ce moment plutôt moins d'ailleurs. Difficile de se sentir à la hauteur dans l'écoute et l'appui qu'on peut apporter, quand la vie normale est déjà tellement remplie. Mais voilà, paraît que je ne suis pas Wonder Woman, m'a dit A. Et je suis bien obligée de la croire.

*Lu quelques bouquins, je vous dirai, et puis vu "L'écume des jours" (très déçue)... Un mariage passé (très chouette), deux mariages à venir -et trois faire-parts pour moi !-, un nouveau petit-cousin, la première communion de Caramel qui se prépare, quelques jours off qui font du bien, des sorties en famille qui se passent bien... et puis ces si jolies fleurs sur le pommier. Tout va bien.