Traverser la Manche
Quelques instants volés à un planning de dingue, entre DEplacements et REMplacements, pour vous montrer un peu de Londres... Depuis mon dernier passage -en 1990 !-, les Cab's ont pris des rondeurs et des couleurs, et des chantiers pharaoniques percent la ville de tous côtés (JO 2012 obligent)...
J'ai aimé :
les looks extra-ordinaires que je n'ai pas osé photographier / les écureuils de Saint-James Park -et des autres / l'incroyable melting-pot / les bus rouges -mais pas les chauffeurs / les somptueuses verrières des gares, des anciens ports, du British Museum / les maisons victoriennes / les nuées d'écoliers huppés en uniforme à la sortie du cloître de Westminster / mes crevettes lentilles-coriandre du resto indien (partout, on a mangé comme des rois, l'heureuse surprise !) / les mugs à l'effigie de Kate et William, mais juste pour rire / Covent Garden, ses jolies boutiques et ses spectacles de rue si variés / les enseignes aguicheuses des comédies musicales / toutes les merveilles de chez Liberty / être à deux, et prendre le temps de choisir de jolis cadeaux pour nos enfants...
Amis de la poésie...
En attendant les perles du TGV (merci les filles, z'êtes sympa de me souhaiter un trajet pourri juste pour rigoler...), des nouvelles de Vanille... A ma grande joie, ma fille s'est mise à dessiner, beaucoup, tout le temps,depuis qu'elle va à l'école (avant, il fallait que nous lui dessinions des choses). L'autre jour, je la vois en train de dessiner ça :
Forcément, je suis ravie de la voir faire, je pense même aux dessins de Mademoiselle Héloïse, et là, je fais l'erreur de lui demander :
"-Oh, c'est joli ma chérie, c'est quoi ?
-Là c'est un caca de vache, enfin, une bouse. Et là, le gros, c'est un caca de dinosaure... ça s'appelle comment un caca de dinosaure, maman ?"
Heu... jurassic-déjection ?! (Ca m'apprendra à lui raconter "De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête" !).
That is the question
"L'heure locale à Londres, c'est l'heure qu'il y a là-bas à Londres quand on y est ou l'heure que c'est chez nous ?"
Entendu (entre autres inepties dites très fort et vite oubliées) à la réunion de prép' de notre prochain voyage... Sainte Rita, faites que nous ne soyons pas dans le même wagon !
Les pommes
Notre petit village possède un verger dans lequel chaque enfant, l'année de ses six ans, plante un pommier (dont il a choisi la variété après dégustation de plusieurs sortes de pommes). Trois ou quatre fois dans l'année, on se retrouve au verger, enfants et familles, pour en observer l'évolution au fil des mois. Hier, c'était la récolte des pommes, qui pour Café commence à devenir fructueuse : presque 4 kilos, mais avec 11 pommes, énormes, juteuses, sucrées, avec juste ce qu'il faut d'acidité, un régal ! Le meilleur moment, c'est quand on passe à la presse et qu'on goûte le jus tout frais : ne pas oublier ses bouteilles pour en profiter quelques jours encore chez soi !
L'année de l'entrée en sixième, on "déplante" le pommier pour le replanter chez soi (dans mon micro-village, pas d'habitat collectif, tout le monde ou presque a la chance d'avoir un jardin), et faire place aux pommiers suivants. L'année prochaine, déjà, le pommier de Café trouvera sa place chez nous. Il reste quelques années à celui de Caramel avant de nous rejoindre, et Vanille patientera encore avant de planter le sien. Je n'aime pas tout de la vie de village, mais cette tradition-là, qui s'inscrit dans les saisons et dans le temps, je l'adore !
On a attaqué fort ce matin : chaussons aux pommes home-made pour mettre tout le monde de bonne humeur dès le petit-déj' ! Faut croire que ça nous réussit, les pommes : un joli week-end où, malgré ma désorganisation et la maison sens dessous-dessous, j'ai l'impression d'avoir trouvé un peu de temps pour moi (me suis même payé le luxe de discuter deux heures avec une amie chère à la faveur d'un apéro de mariage !), pour mon amoureux, pour mes enfants...
Bonne semaine à vous !
Bonus : Vanille : "Regarde, maman, je me suis fait un TRES GROS nez de clown !" (en effet).
Fait !

Petit bilan de rentrée :
Café a bien essayé de nous faire croire qu'il était un peu stressé... ça n'a pas duré, tout à la joie de retrouver Madame A. !
Caramel était un peu en vrac, avec un nouveau maître remplaçant de la nouvelle maîtresse prévue, des nouveaux locaux, des erreurs de bus... ça se pose!
Vanille a largement exploré la cour de l'école avant l'appel, proposant même une visite guidée aux autres élèves, mais lorsqu'elle a été appelée et que son petit voisin s'est mis à bramer à cet instant, elle est revenue en courant ! Deux matins avec pleurs déchirants (qui ont bouleversé son papa... et un peu moi !), et puis j'ai compris : elle adore prendre le bus, je comptais le lui éviter de temps en temps -elle est si petite !-, mais elle monte dedans allègrement, nos séparations se feront donc là désormais.
NB : elle était la seule petite fille à ne pas avoir un sac rose...
Et moi ? Passé la grosse fatigue des infos à donner en douze exemplaires (z'ont pas de photocopieuse à l'E. N. ?!), des livres à couvrir, des chèques, des cahiers manquants, hier, 13h30, seule dans ma maison vide, je dois bien dire que j'ai éprouvé un sentiment de... légèreté. ;-)
Et vous ?
Demain...
... ça n'a échappé à personne (en âge de procréer ou d'élever de la marmaille), c'est la rentrée.
Rentrée cool pour mon Café, mon anxieux, mon indécis, qui aime avoir ses petites habitudes, et qui retrouve cette année sa maîtresse adorée, son meilleur pote, ses copains qui le sont depuis 7 ans, sa classe. Mais c'est aussi sa dernière année d'élémentaire, année charnière où il va falloir l'aider à étoffer sa confiance en lui, lui accorder des responsabilités (donc plus de droits mais aussi de devoirs), afin qu'il soit prêt dans un an à découvrir sereinement un nouveau monde.
Rentrée mitigée pour Caramel : nouvelle école, nouvelle maîtresse (les joies du RPI), et un petit gars qui trouvait ça chouette de passer sa vie sur un kart à pédales... Pour lui, ce sera objectif concentration et bonne volonté ! Ne pas oublier qu'il a beaucoup plus besoin de nous qu'il ne nous le laisse entendre...
Rentrée n°1 pour Vanille, gloups. Un grand mystère, ce que va devenir notre petit électron libre dans la société. J'ai envie de lui faire confiance et de me dire qu'elle est parfaitement capable de s'adapter au monde qui l'entoure. Mais je me laisse sans cesse parasiter par l'idée qu'elle a quand même une saleté de caractère de cochon qui ne va pas plaire à tout le monde. A suivre...
Pour moi, tant d'ambivalence... inhérente au sentiment maternel ? J'explose de joie à la simple idée d'avoir 2 à 3 heures de libre PAR JOUR (vous vous rendez compte ?!!)... et mon coeur saigne à l'idée que 6 heures par jour de la vie de ma toute petite dernière vont m'échapper, et que je serai parfaitement étrangère à cette vie-là. Etrange et un peu angoissant. Peut-être parce que c'est un sentiment que j'ai connu avec mes fils, et que je vis là pour la toute dernière fois.
Demain c'est ma dernière première rentrée.













