Vacances #4
Pour Mini-Vanille, ce furent les deuxièmes vacances à la mer, mais sans doute les premières dont elle se souviendra..."Et maintenant, on va voir la mer !", c'est ce que l'on a entendu à chaque fois que la voiture a redémarré au long du voyage, à chaque péage, chaque feu rouge...
Depuis que j'avais -un peu à l'arrache- coupé ses pointes impossibles à déméler, elle avait un peu perdu ses bouclettes... les embruns lui ont rendu de belles anglaises !
Mini-Vanille a bien voulu apprendre à nager, mais dans le sable, parceque "c'est moins mouillé !"
Mini-Vanille a fait du manège "aux arènes", parce que, arrivés en avril, elle commençait à nous mettre un peu la honte à répéter à tout le monde qu'elle a fait du manège "au marché de Noël" !

Mini-Vanille a pris des petits-déj' de grande, exit le bib' du réveil...

Le jour où on a oublié le chapeau dans la voiture, mini-Vanille a joué les Madame Irma.

Mini-Vanille, sans pelle et sans seau -la pauvrette-, n'a pas eu d'autre choix que de remplir de sable mes "Crosques"...
Et comme toujours, mini-Vanille s'est beaucoup cachée...
Et puis elle : a mangé des glaces à la fraise / s'est fait faire caca dessus par un goéland posté sur un lampadaire (depuis, elle râle à chaque lavage de cheveux, parce que "y'a pas d'oiseau qui lui a fait caca dessus !") / a fait des siestes dans la voiture / a fait des pas de géant pour éviter les pierres roses du port / a roulé dans une vague contre son gré / a fait des nuits sans accroc, dans 6 mètres carrés avec ses frères...
...et me répète sans arrêt, depuis : "allez viens maman, on retourne à la mer !" !
Vacances #3
Quand la gastronomie -aussi- prend des vacances... Au menu la semaine passée :
*Glace au schtroumpf (pas garantie sans colorants !) *
*Petits pâtés de Pézenas à l'agneau mariné au miel et aux épices*
*Sandwich de gnocchi (recette inventée par mon Caramel, frais, léger, estival, tentant, non ?!)*
*Fondant chocolat, coeur caramel au beurre salé que j'ai failli goûter... ;-)*
Un seul chouette resto, beaaauuuucoup de pique-niques, et des salades le soir... je ne sais pas vous, mais cuisiner sur une mini-plaque électrique ou dans un four de 20 cm, moi, c'est pas mon truc... et pis zut, vacances, quoi !!!
Vacances #2
Un endroit à ne pas rater à Sète : le MIAM (Musée International des Arts Modestes). Comment décrire pareil lieu ? Ici se retrouvent, en vrac : une collec' désopilante de cartes postales, des vitrines déjantées remplies d'objets plus inattendus les uns que les autres où l'on se prend de grosses bouffées d'enfance (les Coco Boër, la mob' des rêves de MisterT, les petits manèges en plastoc avec bébés en caoutchouc et des bonbec' dedans, des armées de girafes, de petits chevaux, de vaisseaux spatiaux, des cadeaux Bonux et des emballages de Samos 99...), des oeuvres d'artistes qui s'ignoraient parfois, ou faites dans des matériaux on-ne-peut-moins nobles, un jardin aux bottes de sept lieues... un joyeux fouillis -mais savamment orchestré- à ne manquer sous aucun prétexte !!!
Vacances #1
**Duos**
***Trios***
Samedi soir
Je n'ai pas pris le temps de me réjouir pour cette soirée... à vrai dire, je l'avais presque oubliée, dans le tourbillon d'une semaine bien chargée. Et puis la lourdeur de l'organisation m'aurait presque fait renoncer... c'eût été bien dommage !
Un violon, un alto, un violoncelle, deux voix. Parfois un piano ou un brin d'harmonica. Une connivence entre ces deux hommes, l'un que j'ai découvert à l'adolescence et beaucoup aimé, l'autre que j'ai découvert plus tard et aimé beaucoup moins, pour moi trop connoté "eighties", trop cru, trop glauque. Et pourtant, le duo fonctionne, et j'ai eu l'impression, dans cette complicité, d'assister en spectatrice privilégiée à une répétition très bien huilée, grâce à leur naturel et à la richesse des échanges avec le public.
J'ai aimé sa voix, les belles mélodies des cordes qui, en envolées d'archet ou en pizzicati, me gonflent le coeur. Je suis repartie loin, loin, en 1987 à Berlin où j'ai tant écouté "Combien de temps", dans mes années violon aussi, avec de la corne au bout des doigts... Un cadeau d'anniv' quelques semaines en avance de la part d'un ami cher, merci E. ! Et là, je n'ai qu'une envie : recommencer !
Les limites
Un joli dimanche d'avril, de nouveaux petits plats à tester (oui, j'ai été invitée à une réunion tup', la première depuis... 10 ans !), des enfants ravis de passer le week-end à s'ébrouer sous le soleil avec les copains de la rue... Au jardin, les jonquilles, tulipes et muscaris battent leur plein, j'ai coupé quelques jacinthes pour parfumer la maison, les lys font monter leurs palmiers, les pousses des pivoines passent du rouge au vert tendre. Pour moi, une AG d'une assoc' naissante dans le village, ayant pour thème le maternage, et où, qui sait, peut-être un jour, j'aurai envie de faire ma place.
Et pourtant, mon esprit n'était pas là. J'ai pensé à ce petit garçon qui a passé sa dernière semaine à la crèche. Un regard fuyant, difficile à accrocher, un enfant-papillon, incapable de rester en place, passant d'un lieu à l'autre, d'un jeu à l'autre sans jamais s'y attarder. Je l'ai malgré tout vu progresser au cours des trois dernières semaines, mais cet enfant a besoin d'un adulte pour lui seul, chose que nous ne pouvons lui offrir en structure. Une perche a été tendue aux parents, les difficultés, les observations ont été dites, les limites aussi. On a proposé un relais avec d'autres professionnels. Ces jeunes parents n'ont pas voulu (pu ?) l'entendre, ont décrété qu'à la maison tout allait bien, et que de toute façon, l'enfant ne viendrait plus puisqu'un petit frère était né et que sa mère prenait un congé parental. J'espère que ce temps passé chez lui, avec ce bébé tout neuf, fera du bien à ce petit. Je l'espère de tout coeur mais je n'y crois pas vraiment... J'espère surtout que les parents finiront par entendre, pas trop tard, et qu'ils accepteront la main tendue...
J'ai pensé aussi à cette toute petite fille qui ne viendra pas mercredi. J'ai appris hier soir qu'elle a perdu la vie. Un accident, semble-t-il, mais une enquête est en cours. J'ai pensé à la souffrance de ses proches, j'ai pensé aussi à cette enquête et à ce qu'elle pourrait révéler, j'en ai cauchemardé toute la nuit et j'en frémis encore...
J'ai pensé à tous ces enfants que, malgré nos efforts, on ne pourra pas, je ne pourrai pas aider. Les limites sont parfois bien difficiles à accepter...
Oh ben déjà ?
C'est moi, ou bien le temps a profité du fait que je sois complètement à l'ouest pour passer direct de l'hiver à l'été ?! En bonne blogueuse qui se respecte, je me devais de vous montrer -au moins une fois- mes orteils rose vintage pour fêter les premières chaleurs...
Bien trop pulvérisée pour vous raconter autre chose je suis... dès que je sors la tête de l'eau, je réponds à vos gentils com's, et je repasse chez vous ! Bon week-end !





















