29 novembre 2010

Et encore un tag !

La vie de 5 en 5

Où étiez-vous en 2000, 1995, 1990, 1985...? Et avant ?

Que faisiez-vous ? Vous étiez heureux ?

Racontez-nous ce que vous avez fait depuis votre naissance, mais uniquement les années finissant par un 0 ou un 5.

Un tag pioché chez Luna Part, que j'aime bien lire chez les autres car il permet un petit aperçu du passé... Les "anciennes" l'ont probablement vu passer, à vous les "nouvelles" !

1975 : J'ai un an, une grande soeur de trois ans mon aînée, je porte des combinaisons en éponge orange et je mange des petits-beurres...

1980 : J'ai six ans. Nous sommes désormais trois filles. Je suis au CP (après avoir quitté une maîtresse de maternelle adorée, dont je rêvais d'imiter la coiffure : deux tresses remontées en couronne), mon amoureux a le visage constellé de taches de rousseurs et c'est un "vieux", il a sept ans parce qu'il a redoublé son CP. Il déménagera à la fin de l'année, me causant mon premier chagrin d'amour.

C'est aussi l'année où je perds un grand-père chéri. Je ne comprends pas bien le caractère définitif de l'épreuve, mais je suis bouleversée par les larmes de mes parents, en particulier celles de mon père que je vois couler pour la première fois.

1985 : J'entre au collège. Je n'aime pas beaucoup cet âge de métamorphose pas toujours gracieuse, mais je ne suis pas malheureuse. En-dehors du collège qui ne me pose pas vraiment problème, je fais une foule d'activités (violon, chorale, poterie, peinture sur soie, bricolages divers, yogas...) et j'aime ce foisonnement. Je suis toujours en train de bricoler un truc dans un coin de la maison.

1990 : 16 ans, j'entame ma seconde année de lycée. J'aime énormément cette période foisonnante qui m'offre beaucoup d'opportunités de voyages (Scandinavie, Italie, Ecosse, Hongrie...). Je me plais au lycée, j'ai volontairement choisi le Russe en option, histoire de ne pas suivre mes copains du collège et de découvrir d'autres horizons. Je prends des cours d'art plastique et j'adore me promener avec mon carton à dessin plus grand que moi.

Ce sont aussi les vrais débuts de ma vie sentimentale. Un amoureux (très épistolaire, mais il a compté, nous nous suivrons encore quelques années...) perdu, je rencontre à la fin de l'année, dans une foire, celui qui sera mon premier compagnon. Il pleut, et il demande à mon père l'autorisation de s'abriter sous mon parapluie. Nous passerons quatre années ensemble.

1995 : La renaissance après une année noire, celle de mes vingt ans (échec en fac, rupture amoureuse, et autour de moi, maladies et deuils... j'en suis à avoir peur de me lever le matin, et j'ai l'impression de devoir payer ce qui m'a été épargné les années d'avant !). Je reprends des études après un rapide passage dans le monde du travail, je redécouvre l'insouciance relative de la vie d'étudiant, je bouge, je vais voir des spectacles, je pars au Liban, voyage déterminant et envoûtant. Et je rencontre deux amies toujours très chères.

Sentimentalement, je me remets difficilement de ma rupture grâce à un grand n'importe quoi... je ne suis pas encore réconciliée.

2000 : Nous venons de passer au troisième millénaire à Belle-Ile-en-mer, avec des amis et... MisterT avec qui je vis depuis deux ans (mes errances sentimentales, soldées par cela, s'arrêteront là). Nos travaillons tous les deux et partageons un trois pièces (après mon studio sous les toits, si petit qu'il fut rebaptisé "la canadienne" !), autour de nous évolue une chouette bande de potes avec qui nous nous évadons dès que possible, on fait des kilomètres monstrueux pour aller manger des moules à Ostende ou une raclette à Chamonix au moindre jour férié, on rigole bien, la vie est belle (et l'épreuve d'il y a deux ans nous donne envie de la vivre encore plus pleinement) !

Je n'ai plus aucun de mes grands-parents et MisterT perd sa grand-mère à la fin de l'été, nous commençons à penser à la venue d'un enfant vers la fin de l'année (il s'annoncera deux mois plus tard). Un projet de construction s'ébauche...

2005 : Nous avons deux garçons, une maison en bois est sortie de terre grâce -surtout- aux mains de mon homme, et je reprends le travail après un congé parental pas toujours bien vécu... Deux enfants assez rapprochés, en plus de la construction qui avance au fil des finances (légères !), de l'huile de coude et du manque de temps, la période n'est pas des plus reposantes... mais pas malheureuse non plus. En chantier !

2010 : Nous sommes à présent mariés, une petite fille est venue agrandir la famille, tout ne fut pas simple mais elle est là. La maison a bien avancé même si elle est encore loin d'être entièrement terminée.

J'achève mon dernier congé parental avec le questionnement évoqué récemment, j'ai l'impression que nous avons trouvé un équilibre familial (et que nous travaillons bien à éradiquer ce qui pêche encore...), mais côté professionnel c'est autre chose. Des questions qui n'ont pas encore de réponses... un nouveau chantier en cours !

Un exercice pas facile pour moi, de tant résumer...  ;-)

Et pour vous ?!

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26 novembre 2010

Classiques revisités

Elle est arrivée hier soir, juste après les nouvelles bottes de neige (ouf !), et dès ce midi ils se sont mis au boulot. Mais mes garçons n'ont pas fait un bête bonhomme de neige, non, ils sont bien plus créatifs que ça ! Ils ont édifié un CYCLOPE DE NEIGE :

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Pendant ce temps, leur soeur étudiait la fonte des neiges dans un milieu non naturel chauffé à 21° :

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Quant à moi, j'essaie désespérement de terminer le calendrier de l'Avent 2010 (il faut dire que mes fils ont tenu à m'aider, qu'il est bien connu que ce n'est pas forcément un gain de temps, et qu'en plus il m'a fallu faire des allers-retours salon/cellier afin de les garnir sans  priver les enfants de la surprise de leur contenu). Cette année, économique et jetable, j'ai bricolé des petites pochettes aux formes hasardeuses en vieux kraft blanc, les ai garnies de douceurs, décor minimal en masking-tape (pas économique pour le coup, mais j'ai fini par céder aux sirènes, et c'est vraiment un chouette matériau !) + numéro du jour, ils seront accrochés aux murs, dispersés dans la maison... un calendrier en forme de chasse aux trésors, ça innove, non ?!  ;-)

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23 novembre 2010

Y retourner... ou pas.

Je suis passée au boulot, pour apporter ma lettre réclamant les quelques derniers mois de sursis qu'il me reste. Pas que la perspective de retravailler me fasse défaillir, non. J'aime cette parenthèse de femme au foyer, parfois, pour le temps qui coule plus doucement, pour le rythme moins violent, pour le gâteau qui sort du four en embaumant la maison lorsque les garçons rentrent de l'école, pour la joie que j'ai à regarder vivre ma gracieuse, à m'asseoir avec elle et prendre le temps d'une histoire, à danser comme des folles sur Feist, à nous cacher en bas de la fenêtre pour guetter les mésanges dans le figuier. Je l'aime moins  pour le côté répétitif des tâches, pour les quatorze menus hebdomadaires à imaginer, pour l'impression de disparaître un peu aux yeux de la société, pour la sensation que mon homme se repose infiniment sur moi et que mes épaules commencent à ployer. Je ne souhaite pas demeurer pour toujours à la maison, c'est juste que ce n'est pas ma tasse de thé.

Donc, je suis allée au boulot. D'emblée, j'ai été saisie par le froid. Comment un endroit qui accueille des enfants, bien portants en plus (donc, ce n'est pas un lieu de souffrance !), peut-il être à ce point dénué de vie et de chaleur (et ce malgré les efforts de quelques courageuses) ? J'avance un peu, entre, oh, un visage connu et aimé. Comment va-t-elle ? Pas très bien, elle vient de perdre l'espoir d'un enfant. Mon coeur se serre. Je scrute les autres visages : un, deux, trois, jamais vus. Je file au secrétariat déposer mon courrier, m'attends à retrouver trois collègues que je me réjouis de voir et... oh ! Bonjour mesdames, jamais vues. Obligée de me présenter et de m'expliquer sur mon propre lieu de travail. Une étrangère, voilà ce que je suis devenue. Bien sûr, le temps passé loin de là se compte à présent en années, mais quand même, c'est une toute petite unité. Je croise une "ancienne" qui revient d'une petite parenthèse-bébé : "Reviens, ça me ferait tellement plaisir de bosser avec une tête connue !". Sept mois qu'elle est partie, et tout a changé, les cartes ont été redistribuées.

A l'heure du départ, je suis soulagée. Et aussi accablée de penser que l'été prochain, je pourrais m'y retrouver. Cet endroit, je m'y suis sentie, lorsque j'y travaillais, comme dans les limbes : pas de vrai plaisir, pas de réelle souffrance non plus. Juste la crainte de me faire happer moi aussi par cette chappe de malheur que je sens ici, par ces femmes qui ont elles, tant souffert... si je laissais mon esprit divaguer, j'aurais presque l'impression d'une malédiction. Peut-être que je suis naïve, que le malheur, c'est pour tout le monde, qu'il n'y a pas de concentration particulière ici. Et pourtant...

Sept mois. C'est le temps qu'il me reste pour savoir où aller. Y retourner ? La solution de facilité, en tout cas pour la distance, pour l'organisation familiale. Sûrement pas pour mes désirs. Mais alors où ? Certains me parlent bilan de compétences, réorientation. Mais non, j'aime mon métier et ne veux pas en changer. Je voudrais juste pouvoir l'exercer ailleurs, et autrement, dans un lieu où nos supérieurs hiérarchiques sauraient que nous sommes là pour prendre soin des enfants, et non pour fabriquer des clous. Dans un lieu où le respect prendrait corps, où l'on ne parlerait pas "taux de remplissage", mais accueil et bienveillance. Et si ce lieu rêvé était trop loin, que les horaires étaient incompatibles avec ma vie de famille ? Pas facile de faire un choix... pour moi.

Allez, au boulot, j'ai un chemin à prendre !

(en attendant, histoire d'entamer ma réflexion, j'ai passé la journée , et j'ai même nagé sous la neige... il se pourrait bien que j'y retourne tous les mardis, 'faut que je continue à réfléchir ! ;-)

Edit du 26/11 :

Solidarité féminine ou sujet qui nous concerne (nous a concernées ou nous concernera) toutes, merci pour vos nombreux messages, qui m'ont redonné de l'allant ! 

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22 novembre 2010

Rock de l'espace

"-Maman, tu sais, j'aime bien la chanson 'je veux pas te tintintin... mon bébé' !

-Ah oui, les Rita Mitsouko !

-Ouais, c'est ça, les Rita MIT SOUCOUPE !!!"

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20 novembre 2010

Idée Cadeau

Voilà le petit stress annuel qui revient, vite vite Noël arrive, alors que j'aimerais tant en préserver un peu la magie en ne commençant à y penser qu'au premier week-end de l'Avent (la faute à ma copine C. qui m'a glissé samedi dernier qu'elle avait déjà bien avancé dans ses préparatifs, entendez achats !). Dans notre région peut-être encore plus qu'ailleurs, Noël est une jolie période, si l'on connaît les bonnes adresses pour aller se mettre dans les yeux plein de lumière et de féérie sans passer par la case commerce omniprésent et bain de foule.

Il y a quelques années, nous avions vécu une scène insupportable le 24 décembre : à 23 heures, mon aîné (qui devait être âgé de quatre ans) était en pleurs devant une montagne de jouets et de papiers froissés. En pleurs d'excitation, de ras-le-bol, à ne plus savoir où donner de la tête devant tous ces jeux, bien plus nombreux que ceux qu'il avait rêvés, bien trop nombreux surtout. Après cela, nous avons eu un sévère debriefing avec les grands-parents, afin de cesser cette surabondance de paquets. Comment nos enfants peuvent-ils avoir encore des désirs ? Je mesure bien l'indécence de cette scène, surtout si l'on pense à tous ceux pour qui Noël n'est rien d'autre qu'un rêve inaccessible, et la souffrance de ne pas pouvoir faire ou se faire plaisir.

Cette année, une grosse envie de revenir à l'essentiel... et très partagée entre le plaisir de débusquer pour chacun  le présent qui le touchera (même si pour en toucher certains, c'est un sacré casse-tête !), et l'agacement face à cette surconsommation frénétique. Mes enfants, noyés dans les pubs, n'ont plus envie que de trucs à la mode, qu'ils auront oublié trois jours après. J'aimerais retrouver ce sentiment que j'avais, enfant, de rêver d'UN cadeau qui, lorsque je le recevais, avait un intérêt très particulier pour moi, et le gardait longtemps. Alors avec MisterT, on encourage nos enfants à noter "des surprises" sur leur lettre au Père Noël... et on se creuse la tête, ensemble, pour essayer de trouver LE truc auquel ils n'auraient pas pensé, et qui les ravirait. On fourgue les idées de toupiebeblenmachin moche à qui serait en panne d'inspiration...

Cependant, il y a une idée que nous n'aurions jamais eue. OK, on a tous vu des mômes passer leur soirée à jouer avec la jolie ficelle qui entourait leur cadeau, ou un carton, ou une tapette à mouches... mais ça, je ne l'avais encore jamais vu. Voilà à quoi Mini-Vanille, il y a quelques jours, a passé sa soirée :

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Moralité : à Noël, si vous n'avez pas d'idée, offrez du pâté !!!

(billet non sponsorisé ! ;-)

Posté par mim_ à 15:13 - Commentaires [10]
18 novembre 2010

Pluie de tags

Voilà d'abord le défi de Anne : publier une photo de nous qui date de 35 ans (comme je te le disais, Anne, à un an près... je n'en aurais pas trouvé !). Du vrai, du pur, du vintage, de la combi en éponge orange électrique et du petit-beurre croqué :

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Puis, le tag littéraire que Christiane m'a transmis : l'idée est de citer quinze auteurs qui ont compté, en quinze minutes... Ce sont des surtout des auteurs lus pendant mon adolescence, ou au début de ma vie d'adulte, qui me sont revenus !

Colette, pour Le blé en herbe et pour Nuit blanche (une nouvelle parue dans Les vrilles de la vigne, je crois). Un personnage hors-du commun -merci A. pour cette bibliographie dévorée il y a des années, à la maternité...-, une femme libre, une écriture dense et nourrissante, je l'adore.

Marion Zimmer-Bradley, bien plus pour ses Dames du Lac que pour sa "fantasy". Mon livre de chevet des années durant, la légende du roi Arthur romancée, mais très documentée et fort bien écrite, l'arrivée du christianisme dans la religion celte, le tout dans les brumes bretonnantes...

René Barjavel pour La nuit des temps et le fantaisiste Enchanteur.

Albert Camus pour L'étranger, lu au lycée. J'ai adoré décortiquer ce roman avec Mademoiselle D, prof de lettres adorée, y débusquant l'omniprésence de la mer...

Jean Anouilh pour Antigone, au lycée aussi. Ce personnage écorché vif, révolté, intraitable, je crois que j'avais très envie de lui ressembler.

Jane Austen pour Raison et sentiments. Trrrrèèèès amoureuse de Wiloughby (et si ensuite, on me l'adapte au cinéma avec Emma Thompson, aaaahhhh...).

Jeanine Boissard pour sa saga de six tomes L'esprit de famille. A 18 ans, identification maximale avec Pauline !

Anna Gavalda pour l'ensemble de son oeuvre (oui, je fais partie de celles qui ont aimé même La consolante ;-). Elle est si juste...

Jean Giono pour L'homme qui plantait des arbres, un texte qui redonne foi en l'humanité. Je l'ai beaucoup prêté, offert... je garde précieusement la version illustrée par Frédéric Back (tirée d'un beau film d'animation), premier cadeau fait à MisterT.

Sempé, avec ou sans Goscinny (Le petit Nicolas), comment ça ce n'est pas un auteur ?! Tant de justesse dans l'observation, de lucidité, de finesse, de drôlerie... le Talent.

Kay Thompson et son inénarrable Eloïse, héroïne de mon enfance, à redécouvrir absolument (oui, peut-être que j'y reconnais aujourd'hui quelques demoiselles de mon entourage... ;-) !

Khalil Gibran, dont j'aime particulièrement les sentences écrites dans Le sable et l'écume. Une version illustrée par lui-même, rapportée de Beyrouth, m'accompagne encore et toujours.

Un autre Libanais, Amin Maalouf, pour Samarcande et Le rocher de Tanios. Voyages...

Milena Aggus, pour Mal de pierre, découverte assez récente. Je suis "tombée en amour" de ce roman.

Ceux que j'ai envie d'explorer : Jonathan Tropper (adoré Le livre de Joe), Véronique Ovaldé, Olivier Adam (à qui je n'ai pas osé me frotter de peur de pleurer, mais qui m'attire terriblement...)... des suggestions ?!

Liste non exhaustive, bien sûr ! Qui s'y frotte ?

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A jamais je marcherai sur ces rivages,

Entre le sable et l'écume.

La marée effacera mes pas

Et le vent soufflera l'écume.

Mais la mer et le rivage demeureront

A jamais.

K.Gibran, Le sable et l'écume, Ed. du Chêne.

Posté par mim_ à 16:25 - Commentaires [9]
10 novembre 2010

Brèves de famille

Qu'est-ce qu'on se marre.  Mon aîné-Café, en pleine séance de créativité : "Cool, du carton 'gondolé' !" (comme quoi, on peut avoir neuf ans et faire encore des mots d'enfants ;-).

Le garage maudit. Mon cadet-Caramel, inquiet : "Maman, mais pourquoi on vend TOUJOURS les voitures du garage de gauche ?!" (il est vrai que depuis qu'il est né, nous avons vendu deux voitures et elles étaient rangées dans le garage de gauche).

Voleuse !  Mini-Vanille, face aux montagnes enneigées où s'accrochent des nuages : "T'as vu maman, la montagne a attrapé le ciel !!".

Dialogue nocturne. Minuit et demi, je me glisse dans mon lit lorsque MisterT me marmonne : "Et ben vous, vous devez être sacrément bien lubrifiée !!!". Moi : "PARDON ?!". Lui : "Ouais, avec tous les bidons d'huile que vous transportez...". (Je ne sais pas très bien comment le prendre. Mon homme parle la nuit, souvent, il me réveille et me raconte un baratin, répond à une ou deux questions, puis une infime parcelle de conscience dans son cerveau endormi lui souffle qu'il raconte des conneries, il me dit un truc genre "groumf, laisse tomber"et il se rendort. Moi pas, toute la nuit je me demande de quoi il a rêvé, et je ne le sais jamais parce qu'au matin il ne se rappelle de rien).

Je cause pas, j'agis. Il y a peu de temps, j'ai fait une petite coupe d'hiver, comme chaque année, à mes hydrangeas. A ce moment, j'étais en compagnie de cinq marmots (il est rarissime qu'il n'y ait que mes trois enfants lorsque nous sommes dans le jardin) que je mettais à contribution pour ramasser les fleurs tombées. Le travail terminée, une petite voix -à ce jour pas clairement identifiée- me dit : "Et ceux-là alors, tu les fais pas ?". Ben oui, c'est vrai alors, et ceux-là ?! Hop, je reprends mon sécateur et j'attaque vaillament les deux buissons voisins. Sauf qu'une fois le massacre achevé, je me rappelle que ce sont mes hortensias bleus, fierté de mon jardin, et qu'ils n'ont JAMAIS été taillés parce qu'il ne faut pas. Bouhouhou.

(Là, je me rends compte que les sous-titre, ça fait un peu courrier des lecteurs de téléZ... tant pis, je les laisse !  ;-).

Posté par mim_ à 00:03 - Commentaires [13]
05 novembre 2010

Dix choses que j'aime - Tag

Christiane m'invite à évoquer dix choses que j'aime...

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J'aime lire, tout et n'importe quoi, et n'importe où. Un peu de presse pour les infos et les indispensables futilités, des romans dont j'attends qu'ils me bouleversent pour m'en souvenir (et lorsque j'aime, je ne manque pas de revenir et revenir à un chapitre dont je sais qu'il mettra du soleil dans ma journée !). Et puis vos blogs, tranches de vies de toutes les couleurs, les échanges en plus !

J'aime être dans un bus, en ville, à la tombée de la nuit. A la hauteur de toutes ces fenêtres éclairées aux volets pas encore baissés, j'aime imaginer les vies qui se déroulent derrière...

J'aime prendre des photos.

J'aime faire une sortie un peu exceptionnelle en famille et voir la joie dans les yeux de mes enfants. J'aime faire une sortie (un peu plus si possible !) un peu exceptionnelle avec mon homme et juste profiter, sans contraintes ni horaires...

J'aime aller au cinéma seule. C'est un peu inavouable, mais je crois que je préfère, seule. J'aime, à la sortie, rester un peu dans cet ailleurs sans forcément en parler, pas tout de suite. (Et je déteste les gros complexes de cinéma bourrés de pop-corn et de bruits de papiers de glace, qui, pendant une séance, me donnent des envies de meurtre !)

J'aime passer une heure ou deux dans ma salle de bains ; dans la moiteur parfumée, enlever ce qui dépasse, gommer ce qui gratte, tartiner ce qui manque de douceur... mais j'aime faire ça sans être interrompue par un "MAMAAAAANNNN !!!" tonitruant, donc autant vous dire que cela ne m'arrive pas souvent...

J'aime aller voir ailleurs si j'y suis, et me délecter des souvenirs de ces endroits que je n'oublierai pas : la terrasse où je courais regarder le soleil se coucher chaque soir, à Saïda, la jetée en bois du front de mer d'Ostende, les maisons colorées de Burano, le bleu du Lac Balaton par moins quinze... Actuellement, nous n'avons pas les moyens de voyager loin et longtemps, peu importe, je peux trouver mon ailleurs et mon plaisir à vingt kilomètres de chez moi. Et puis un jour, on repartira...

J'aime les relations tissées avec mon homme, avec mes amis. Bien sûr, certaines se sont délitées avec le temps, avec la vie, et ce n'est jamais réjouissant. Mais c'est ainsi, et cela me rend celles qui sont plus précieuses et plus fortes. J'aime aussi celles qui naissent, et l'émouvante découverte de l'autre chez qui l'on se reconnait un peu, même si je ne suis pas en quête, parfois, la magie opère.

J'aime piquer un baiser à mes enfants endormis, cet abandon confiant et cette moiteur me font penser à leur toute petite enfance... même si j'aime les voir grandir !

J'aime bricoler, remplir mes carnets de croquis, en mettre partout (tissus, papiers, perles...), passer à l'action et exposer mon "travail" sur ma table avec le sentiment du devoir accompli. J'aime moins le rangement post-création... ;-)

Liste non exhaustive...

Vous qui passez -permettez-moi de ne pas vous nommer-, je vous engage à "récupérer" ce tag bien plaisant (et, curieuse que je suis, j'aimerais bien savoir aussi ce que vous aimez !).

Posté par mim_ à 15:56 - Commentaires [10]


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