Et parce qu'un peu de sagesse ne nuit pas...
Gravé sur un mât du navire, cf post précédent !
HSE, le dernier de la saison
Un rendez-vous annuel que nous ne manquons jamais : le Festival des Jardins Métissés de Husseren-Wesserling, chouette, pour nous c'était aujourd'hui !
Cette année, nous avons adoré le thème par cette chaleur écrasante : les jardins de vapeur, super rafraîchissants. Et comme tous les ans, nous avons été bluffés par la créativité exprimée. A chaque fois des choses connues mais recyclées, et de nouvelles créations.
Petite liste non exhaustive de nos rencontres : un potiron géant-vapeur/ des hamacs pour une pause à la fraîcheur d'un sous-bois / un potager-herbier plein de senteurs / une fontaine à pédale (vélos recyclés) / un coquelicot démesuré / des mobiles de bric et de broc tout scintillants / d'aériennes sculptures de fils de fer qui semblent vouloir rejoindre les cimes vosgiennes / un trois-mâts au milieu des sapins, qui tourne avec le vent / la grotte ruisselante où nos garçons se font peur... un peu moins chaque année / une cabane tissée par des centaines de petites mains / le clou pour moi cette année (à elle seule, elle vaut le déplacement !) : une cabane-nid dans les arbres, FABULEUSE (qui semble tout droit sortie du film "Max et la Maximonstres", dont j'ai adoré l'esthétique à défaut de l'adaptation)...
Festival des Jardins Métissés, Parc de Husseren-Wesserling (68), jusqu'au 3 octobre 2010
Les autres HSE : toujours chez Poppy
Les larmes de Tarzan
De kermesse en barbec' improvisés, de petits bonheurs en nouvelles éprouvantes, de prises de tête en accalmies, de passage de grade (judo/aïkido) en "passeport niveau canard", d'anniversaires en pots de fin d'année, voilà un mois de juin bien farci (euphémisme ?) qui s'achève doucement...
Un petit passage par ici pour vous parler de quelques lectures parfaites pour préparer les vacances...
Une histoire d'amour improbable entre une jeune femme dans la galère (peu d'argent, deux enfants en bas âge, un grand amour adorable mais schizo et envolé !) et un jeune homme plein aux as... Katarina Mazetti avait déjà excellé dans cet exercice avec Le mec de la tombe d'à côté (j'avais flashé sur la couverture et bien aimé le contenu), j'aime encore mieux celui-ci. Des chapitres courts avec changements de narrateurs (elle, lui, les enfants), et surtout des personnages a priori peu engageants qui se révèlent terriblement attachants. Peut-être parce qu'ils sont empreints d'une incroyable humanité ? Même si leurs styles diffèrent, je trouve Mazetti aussi juste qu'une Anna Gavalda...
Katarina Mazetti, Les larmes de Tarzan, Babel
Naples, début des années soixante. Le passage un peu brutal à l'âge adulte d'un jeune garçon de treize ans, forcé de faire face à la maladie de sa mère. De beaux personnages droits dans leur bottes, encore des chapitres courts écrits par le héros, un réalisme souvent cruel mais teinté d'une merveilleuse poésie (avec le personnage de Raffaello qui prépare son envol) font de ce roman l'un de mes préférés de cette première moitié d'année, et me donnent envie de me jeter sur le nouveau Erri De Luca...
Erri De Luca, Montedidio, Gallimard
Bon week-end à vous !
Tag#4
Celui-ci vient de chez Sophie...
Signe particulier : je suis fascinée par les jolis papiers, les papiers-cadeau, de soie... et puis les papiers moins jolis, costauds, grand format, texturés, les froissés, qui pourront CERTAINEMENT, TOUS, me servir un jour, ici ou au boulot... Manie de bricoleuse ? Je les garde tous et mon tiroir déborde. Remarquez, parfois, ils servent !
Un mauvais souvenir : j'essaie de les oublier... le plus récent, disons celui-ci...
Un souvenir d'enfance : Impossible d'en choisir un ! Mon souvenir de l'enfance, c'est un joyeux brouhaha de frangines, de cousins, de bottes de paille, de vacances à l'océan, de petits pois grignotés dans le jardin, de musique, de mille activités manuelles dont j'étais (je suis) friande, de beaucoup de bonheur et d'une furieuse envie que mes enfants en gardent ce genre d'images...
Un défaut : une fâcheuse tendance, dans le privé (infiniment moins au travail), à me laisser déborder, à ne pas savoir poser les limites, à me sentir dépassée pour un rien ! Mais est-ce vraiment "rien", une vie de famille avec trois petits et une foule d'amis qui, comme moi, parfois, vont moins bien ?! ;-)
Un film bonne mine : Quand Harry rencontre Sally de Rob Reiner, Nos jours heureux de Olivier Nakache et Eric Toledano (à conseiller à tous ceux qui, enfants ou monos, sont passés par les colos !).
Je renvoie la balle à Pannecoucke, Attrapeur de rêves, Julie, et Delphine... si elle trouve le temps de revenir ! ;-)
HSE... malgré tout !
Parfois, je leur envie cette capacité à savoir où ils vont, cette confiance dans la vie qui les mène d'un point A à un point B sans tergiverser... cette insousciance, c'est l'un des apanages de l'enfance !
"Le seul mauvais choix est l'absence de choix" dit Amélie Nothomb. Nous sommes farcis de mauvais choix dans ce cas ! Des décisions à poser, des chemins à choisir. Démêler le fil et savoir par où commencer. Cela viendra.
Dans le brouillard où nous nous noyons un peu en ce moment, merci à cet ami si cher d'avoir rendu un peu de souffle à MisterT, et à la partie un peu "légère" de la famille d'avoir rendu joli ce dimanche malgré la pluie...
Les autres HSE chez Poppy...
Happy Sunday Evening
J'ai toujours trouvé cette idée jolie chez Poppyrose, mais j'avoue -un peu honteusement- que tous les "sundays" ne sont pas forcément "happy"... Celui-ci le fut, vraiment, dans un jardin enchanté, des bosquets de roses à l'anglaise aux petits ruisseaux, des fleurs inconnues aux petits ponts cachés, des colonies de nains au ravissant verger, les enfants n'en ont pas perdu une miette ! MisterT a pêché des idées, et moi, j'ai mitraillé... Enjoy !
Les Jardins du Temps, Illzach
Le jour J
Petit rappel tardif, mais il reste encore de jolies choses sur
http://donnemoitamain2.canalblog.com/
Allez-y !
Monsieur Machin
Mon fils se rend chaque semaine à la piscine avec sa classe. Souvent en manque de main-d'oeuvre pour aider les enfants dans les vestiaires, sa maîtresse lance un appel aux parents. Hop, je case mini-Vanille et je propose mon aide, acceptée avec joie.
Lorsque j'arrive, Monsieur Machin est déjà là. Nous nous saluons froidement, il me dévisage d'un air consterné. Pu... fichtre, encore une bonne femme ! Il porte un jean trop court (pourtant, il n'est pas bien haut, Monsieur Machin)
, des chaussettes de tennis avec des mocassins à franges, une veste de vrai dur, une moustache qui finalement va bien avec sa coupe de footballeur allemand des eighties. (Entre nous, son apparence m'eût été parfaitement égale s'il ne s'était pas montré si... délicieux).
On arrive à la piscine, à ma grande joie nous sommes affectés au même vestiaire. Les petits gars se déshabillent, je tire sur une manche ici ou là, aide à accrocher un pantalon. Monsieur Machin se met soudain à vociférer : "Si mon gosse faisait ça, il s'en prendrait une !!! P... de feignasse ! (s'adressant à son fils) T'as compris ?! Que j'te voie jamais faire ça !!!". Le coupable venait d'ôter son pantalon sans en ouvrir le bouton. GRAVISSIME.
Le petit B. vient me voir. Il ne peut pas se baigner aujourd'hui, il a emmené un livre mais a oublié son short (pour passer dans le pédiluve), et n'arrive pas à retrousser son pantalon. Et pour cause : il porte un jean slim qui tire-bouchonne sur ses chevilles, et je n'arrive pas non plus à le raccourcir. Je lui propose de rester en slip, ce qu'il accepte avec joie. Monsieur Machin intervient : "Qu'est-ce qu'il fout en slip celui-là ?!". Je lui expose la situation, il décrète : "Faut qu'il mette son pantalon, y va avoir froid" (ben oui, dans une piscine surchauffée, sec et en T-shirt alors que les autres seront nus et mouillés...). Il s'empare de B., le colle sur le banc, et, me fixant droit dans les yeux pendant toute l'opération -c'est qui le plus fort ?!-, retrousse tant bien que mal le pantalon trop serré du petit garçon qui grimace mais ne moufte pas. La maîtresse arrive sur ces entrefaites : "Oh, B., t'as pas de short ? T'aurais pu rester en slip mon p'tit gars !". Ce n'est pas faute d'avoir essayé.
Le cours se passe. Monsieur Machin enseigne la natation à un groupe. Rapide constat : ouf, mon fils n'est pas assez fort pour figurer dans ses effectifs. Je n'ose pas regarder.
Retour au vestiaire. Il me gratifie toujours d'un silence dédaigneux entre deux vociférations à l'encontre des enfants qui, je trouve, se débrouillent plutôt bien pour des minots de six ans. Lorsque les deux-tiers des enfants sont prêts -et lui aussi bien sûr-, je lui suggère de sortir avec eux. Réponse sans appel : "NON, on sortira tous ensemble." Ben oui, on est tellement bien à vingt dans douze mètres carrés, par 33°C. Et puis ce serait trop bête que certains enfants en profitent pour se sécher à l'un des quatre sèche-cheveux avant de sortir...
Retour à l'école, avec la ferme intention de ne pas m'y faire re-prendre. J'ai rarement ressenti autant de mépris de la part de quelqu'un qui ne me connaissait pas. J'ai rarement croisé un homme à qui le qualificatif "con" seyait aussi bien (à part peut-être mon voisin qui beugle sur sa femme du matin au soir, passe le Kärcher sur sa façade pendant les vacances à sept heures du mat', et met un point d'honneur à ne jamais me dire bonjour même si l'on se trouve à un mètre...).
Mais quand même, pauvre Madame Machin.
Avant/après
Il y avait ce petit meuble de famille sans valeur, qui a déjà eu cent vies, pour lequel MisterT avait choisi il y a... pfff !... quinze ans ? un bleu lagon parfaitement incompatible avec notre salon.
Quelques couches de peinture "brume" (la flemme de décaper, et puis, trrrrrrèèèèès résistant, ce bleu lagon !), des chutes de papier, et voilà un petit endroit plus en accord avec notre intérieur pour y ranger les jouets chaque jour plus envahissants de mini-Vanille.
Premières récoltes...

... de fraises (une par personne, pas mieux !), puis de pivoines, à peine ouvertes, déjà malmenées par le vent ainsi que mes roses qui peinent à garder leurs pétales... Ces deux-là étaient bien mieux dans mon salon !
A part ça, un fort taux d'occupation comme d'habitude en mai-juin : 259 bougies soufflées en quatre semaines (pas moi toute seule, hein !!), beaucoup de jolies choses, de lecture (je vous dirai), de surprises, mais aussi beaucoup de fatigue (les nuits sont toujours assez mouvementées)... et peu de chance que cela s'arrange vu le planning qui se dessine en juin !
Et pour le fun (on s'amuse comme on peut...) :
A très vite !












